• Le flamenco descalzo de Valérie Romanin (Olé)

    Posted on février 12, 2014 by in Actualités, Artistes

    Depuis El espectaculo inesperado – Brest – Espace L cause

     

    12.1.2.3.4.5.6.7.8.9.10.11. (ou l’Horloge)

    Vendredi soir, fin de tempête au bout du monde. Je rencontre Valérie, dans une bourrasque qui s’engouffre dans la gare de Brest. Si le ressenti est net, il est bien difficile à décrire en mots. Peut être parce que Valérie dégage surtout une impression d’équilibre et de stabilité. Il n’y a rien dans l’excès, rien qui soit « trop ».

    On va vite s’engouffrer derechef dans mon mini car, et on file « aux crêpes ».

    A ce moment du récit, il me parait important de faire une parenthèse pour préciser la place prédominante de la crêpe dans cette aventure. Plus qu’un fil rouge, plus qu’un guide, la crêpe a carrément finie érigée en symbole. Le point d’orgue étant la transformation d’une crêpe de froment sucrée en fajitas avocat/jambon, en une sorte d’hommage à la fusion latino-bretonne.

    Avant d’être subtilement poussées vers la sortie de la crêperie (lumière et musique qui s’éteignent brusquement), nous aurons le temps des premiers échanges.

    Cette femme a une écoute d’une qualité que j’ai rarement rencontrée. De l’intérêt sincère plus que de la curiosité dans ses questions, et une absence totale de jugement face aux réponses. « Je découvre ce que tu es, et ce que tu es est bien. Il n’y a rien à ajouter. »

    Puis de la pédagogie. De la bienveillance. De la sérénité. De l’humour. Des attentions. Légères et précieuses. On se sent bien avec Valérie.

     

    12.1.2.3.4.5.6.7.8.9.10.11. (ou La césure à l’hémistiche)

    Une respiration sur le 11 et on attaque les stages. J’aime l’énergie du flamenco. Je suis parfois déroutée par cette rythmique que je ne connais pas, par laquelle j’aurais du débuter avant de travailler cette énergie. Elle me prend à contrepied. Je réalise à quel point je ne sais rien. Ça n’est pas si désagréable.

     

    12.1.2.3.4.5.6.7.8.9.10.11. (ou Des ronds et des traits)

    Elle lui va bien sa danse, à Valérie, elle lui ressemble. Plus on avance dans le week end et plus c’est flagrant. Puis vient le spectacle, nourrissant, émouvant à plus d’un titre. Et puis, retour aux stages, on continue de compter, de frapper des mains, nous les danseuses orientales qui ne savons qu’arrondir les mouvements de bras ! (grrr)

    Je ne sais pas encore ce que ces stages ont semé. En général, les graines commencent à pousser quelques semaines plus tard. C’est souvent une surprise, qui nous emmène là où on ne pensait pas forcément atterrir.

    Ce qui est sûr c’est que la rencontre était belle. Valérie donne tout son sens au mot fusion. Aller aux sources, ne pas dénaturer tout en laissant ses propres vibrations recolorer le mouvement. Le flamenco descalzo est vraiment une danse magnifique, « essentielle ».

    Même si, maintenant, je ne pourrais plus jamais m’empêcher de l’associer à une crêpe sucrée à l’avocat.

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